samedi 15 septembre 2012

Mike Rugg: Chronique sur le nouveau trolleur français en chef


On a tous vu des vidéos de Morsay, de Truand 2 La Galère, de Cortex, etc... On a tous connu Mickael Vendetta. Et on entend tous parler de Swagg Man, de plus en plus. Eh bien depuis quelques semaines, il faut faire avec Mike Rugg. J'en avais déja parlé il y a quelques temps, mais j'ai décidé d'étoffer le sujet. Surtout après cette interview ahurissante. Mais qui est-il, exactement? Résumé.

A la base, il est connu en tant que Djoul's, hurleur/chanteur du groupe français de post-hardcore mainstream Post Offense, un groupe médiocre. Voilà un titre extrait de leur premier EP ici, et un autre (dont je ne supporte pas le cri) issu de leur premier et dernier album ici. Un jour, le groupe annonce son split. On retrouvera plus tard le batteur dans le tout jeune groupe Our Theory, que je trouve personnellement pas mal du tout. Et un jour, Djoul's, sous le nouveau pseudonyme de Mike Rugg donc, annonce de nouveaux projets, que ça serait du lourd, etc... Mais il s'adresse alors en très grosse majorité à un public qui écoute majoritairement du metal, du hardcore, qui rejette la musique prêt-à-consommer, les soupes radiophoniques, dopées à la culture moderne, au sexe, à la frime... On s'attend peut-être à la rigueur à un projet dubstep, ça aurait pu être cool, qui sait. Et voilà qu'il nous sort son fameux clip "Allumer le feu". Il allait s'attendre à quoi, à ce que les métalleux, coreux et j'en passe, lui déroule le tapis rouge pour avoir complètement délaissé le style dans lequel il a toujours officié pour ce titre complètement dénué de sincérité, de beauté, de sens, bon juste à faire danser les pré-ados en chaleur et les hipsters ou autres "swagg"... ? Apparemment, oui.

Dans cette fameuse interview, il explique que son single a été très mal reçu sur la scène metal française qu'il juge "fermée" plusieurs fois de suite. Je rejette totalement ses propos, la scène metal française est LOIN d'être fermée, elle rejette tout juste sa trahison, son nouveau style. Il a tout simplement retourné sa veste en se mettant à une electro-pop vulgaire, aussi banale qu'une autoroute, et bien sur vocodée. Ben ouais, sinon c'est plus aussi "swagg". Il y explique également respecter Matt Pokora, une des icônes de la pop française actuelle, pour ses choix, ainsi que le public qu'il a. Il peut, car même si la musique de cet artiste est très loin d'être ma tasse de thé, elle reste bien moins vulgaire et malsaine que celle de Mike Rugg. Et le public de Matt Pokora n'écoute quasiment pas de metal, et ce dernier n'as jamais joué dans un groupe de post-hardcore... Cherchez l'erreur.

Ce jeune homme vient juste de descendre encore un petit peu plus la scène metal au grand public. Celle à laquelle il a participé. Bon, c'était pas non plus le plus crédible, jugez plutôt. Un parfait "scene kid".

Je voulais aujourd'hui ajouter ma pierre à l'édifice érigé contre Mike Rugg, qui humilie la scène metal, qui a trahi la plupart des fans de son groupe, et qui par l'avenir essaiera de glorifier son passé "metal" et sûrement de vanter la scène "post-hardcore" pour justifier ses si beaux tatouages et son côté "TRV3 REBELZ". Ouais, celle qu'on trouve dans les torchons pour ados comme Rock One. Le mieux est de vous faire une idée par vous-même du spécimen.

3 commentaires :

  1. C'est pas du tout de la musique de "hipster". Et je m'y connais, je lis pitchfork ahah
    C'est juste de la grosse bouse, du niveau de pzk sauf que le type a l'air de se prendre au sérieux.
    Un hipster écoute des trucs beaucoup plus...chelous/impopulaires...et kanye west.

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    1. Je connais pas si bien que ça la définition du terme "hipster", je pense bien. Pour moi, c'est être un type "à la mode" qui écoute et chante les trucs du moment, mais je pensais pas que c'était encore autre chose. J'irais me renseigner, haha ^^.

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  2. En fait, normalement c'est l'inverse, un hipster c'est un type qui s'intéresse aux contres cultures, que ce soit en musique, en art en général, cinéma, littérature... Il rejette tout ce qui est mainstream...

    A la base, c'est ça, après le truc à été récupéré et est plus ou moins devenu la norme (surtout au niveau vestimentaire)

    Donc ça ne veut plus rien dire.

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