vendredi 9 décembre 2011

Count Your Lucky Stars.

Mais qu'est-ce donc encore que ceci, me direz-vous ? Eh bien c'est un petit label (je cite : "The little label with a lot of love! <3") qui produit pas mal de merveilles emo-indie qui dérivent parfois screamo. Je vous donne des noms, et pas n'importe lesquels : Empire! Empire! (I Was A Lonely Estate), Perfect Future, Merchant Ships, Joie De Vivre, Football etc., Moving Moutains, Dowsing, Castevet, Into It. Over It., Emo Side Project...

Si vous voulez découvrir le tout, c'est ici : http://www.cylsrecords.com/ , vous aurez des liens pour écouter les compos de ces artistes pleins d'honnêteté et de talent, jouant une musique pleine d'émotions, vraie, atmosphérique.

Guillaume D. pour vous servir :)

dimanche 27 novembre 2011

L'emo et les femmes.

Une question viendra toujours à un moment ou à un autre de l'exploration de la scène emo pour le novice : "existe-t'il des groupes emo où figurent des femmes dans le line-up ?". Bien évidemment, ça existe ! D'autres sites Internet l'expliqueront bien mieux que moi, et je l'ai déjà rappelé dans mes article racontant l'histoire du mouvement, mais il est important de souligner que les scènes emo et hardcore sont très concernés par les droits de la femme, le féminisme, et j'en passe.

Evidemment, la France a aussi (eu) son lot de groupes contenant des femmes dans leur line-up, je pense notamment à Anomie, La Crève, ou Jarod. Enfin, on peut citer pour le reste du monde, Jejune, Football etc., Analena, Slingshot Dakota, The World Is A Beautiful Place & I Am No Longer Afraid To Die, Tawny Peaks, Empire! Empire! (I Was A Lonely Estate), Fellow Project, Battle Of Wolf 359, Lord Snow, Cerce, Recreant, Mahria, Lord Snow, Suffix, Ikiru, Circle Takes The Square, Heart On My Sleeve, The Hope And The Failure, Tiger Magic... Beaucoup de groupes qui démontrent que la scène emo combat les clichés machistes, sexistes, qui polluent les courants punk et metal. Avez-vous déjà remarqué le manque criant de femmes dans le line-up de la plupart des festivals rock, metal et punks ?




Samantha, de Battle Of Wolf 359.

mardi 22 novembre 2011

Mises à jour à venir...

Suite à la publication, le Lundi 21/11/11, d'un post sur mon blog sur AlternativNews , et de conseils avisés de Sylvain L. de la rédaction du site français n°1 de l'actu de la scène alternative/emo/punk/hardcore (ca sent la pub refoulée ^^), mon petit blog va être mis à jour, avec quelques infos supplémentaires sur la galaxie emo. Je modifierais mes articles petit à petit, c'est une question de jours, y'en a qui bossent quand même ;)

Je mettrais en ligne des topics pour parler de la nouvelle scène, de groupes qui me tiennent à coeur... Et puis évidemment, vos suggestions sont les bienvenues :D

Bonne visite sur mon blog, et merci aux lecteurs de passer du temps ici :)
Guillaume.

dimanche 20 novembre 2011

Foire aux questions

1) LA question: L'emo est-il un mode de pensée, un style vestimentaire, une philosophie ?

Aucun des trois. L'emo est simplement un genre musical où se retrouve en lui-même beaucoup de genres musicaux dérivés du rock alternatif et du punk, voire du metal dans son évolution la plus récente, en englobant avec lui les courants de pensées du punk hardcore, sans plus ! Le seul attribut vestimentaire qu'on peut plus ou moins rapprocher à l'emo, c'est les origines punk du genre, Ian McKaye (chanteur du groupe Minor Threat et l'un des pères fondateurs du mouvement) dit lui-même dans le livre "American Hardcore : A Tribal History" de Steven Blush qu'il portait des chaînes, des bandanas et s'habillait en noir comme la plupart des hardcore kids et des punks à cette époque. Mais cela n'est en rien un signe identitaire de l'emo, car il n'en existe pas ! À savoir que le terme "emo" en tant que style musical est lui-même rejeté par ses créateurs... Rien n'oblige un passionné de musique emo à être triste, se maquiller, ou à se déguiser en punk ou en gothique, ce sont des préjugés esthètes et discriminants venus de l'évolution mainstream du genre, on peut très bien n'avoir absolument aucun look, des cheveux à ras, être la personne la plus heureuse du monde, et être un mordu d'emo !

Même si l'emo et le screamo traitent de sujets philosophiques et politiques qui reviennent assez souvent en soi, ce n'est pas pour autant que ces styles musicaux deviennent sectaires et que ces scènes sont vouées à devenir un clan. Il s'agit de messages, pas de propagande. L'emo n'est pas un parti politique ;)

2) Emo, emocore, skramz, screamo, post-hardcore, metalcore, deathcore... J'y comprends rien, ça fait mal au crâne !

Eh bien tu comprendras bien vite : Du hardcore est né l'emo, de l'emo est né le screamo, du hardcore et du metal est né le metalcore. Au fur et à mesure, le metalcore s'est divisé en deux : La première moitié restant dans les bases absolues du style, que représentent par exemple Earth Crisis, Unbroken et Converge, la seconde moitié s'étant émancipée vers des contrées death metal voire nu-metal, également nourrie de la définition absolument honteuse du post-hardcore que les grands médias donnent en citant des groupes comme Attack! Attack! ou Asking Alexandria. Par contre, dans chacune des deux dérivations, on y retrouve pas mal de formations s'essayant au jazz et au progressif. Le deathcore (quand il n'est pas déformé par 90% de sa propre scène) est une branche qui exacerbe et rend beaucoup plus sauvage et malsain le metalcore deuxième division, en faisant davantage ressortir les influences death metal, le tout dans un univers souvent chaotique et écrasant, nourrie de technicité dans les riffs de guitare. Le post-hardcore est frère de l'emo : le groupe Rites Of Spring est par exemple une origine commune aux deux. Les deux genres se rejoignent souvent musicalement parlant, bien que le post-hardcore soit dans son ensemble plus lourd et/ou plus saccadé, mais les deux cherchent tout aussi loin musicalement, avec les mêmes racines, les mêmes courants de pensées, globalement les mêmes idéaux. Tout ces amas de genres musicaux sont facilement liés l'un à l'autres car ils sont à peu près tous des origines identiques. Quand à l'emocore et le skramz, il s'agit juste de deux termes parmi tant d'autres nés dans la fanbase punk pour qualifier de nos jours l'emo ou le screamo ;)

3) Existe-t'il des groupes emo, screamo, et post-hardcore en France ?

Bien sûr, et il faut savoir que la scène screamo hexagonale a beaucoup compté pour la genèse et l'évolution du style à travers le monde. La fameuse "French way of screamo" !

▶ 100% emo / screamo: Amanda Woodward, Carther Matha, Daïtro, Mihai Edrisch, Belle Epoque, Baron Noir, Anomie, Weep, Undone, Peu Etre, Alcatraz, Ananda, 2138, Jasemine, Rachel, Finger Print, Ivich, Petit Printemps, L'Invention de Morel, Hebb, Whatswrong, La Crève, Jarod, Après La Chute, Aleska, Avion, The Flying Worker, Short Supply, Erevan, Vanilla, Last Tango Theatre, Castle Ruins, Madame De Montespan, Bâton Rouge, 12XU, Laïka, Gantz, Gameness, L'Homme Puma, The Third Memory, Bökanövsky, A.S.T.R.O, The Solexine Chapter, Cathedraal, Tobaïas, ATELO/phobia, Ravin, Virasay, Furrowed, Noyade, Alta Marea, Potence, Monte Ida, Ingrina, The Famous NTM, Farewell, Jeanne, À La Dérive, Another Five Minutes, I Was A Cosmonaut Hero, Solitone, Les 2 Minutes De La Haine, More Dangerous Than A Thousand Rioters, Sugartown Cabaret, Mort! Mort! Mort! / Aussitôt Mort, Dead Sailors, Souvenirs, Rejoice, R.A.V.I, Child Meadow, Les Mauvais Jours, Discorde, Burning Bright, Death Mercedes, Who Needs Maps?, Geraniüm, Le Dead Projet, Rotten Tofu Adventures, Woodson, Birdie Steptoe, Sed Non Satiata, Chaviré, Kiss The Bottle, Myra Lee, Sport, Cycle To, Slice Of Life, Like Wires, Cold Heart Days, Uwaga, Mannequin, The Apollo Program, Hyacinth, Aghast, Farewell, Taciturn, Mothra, Canine, Grand Terminal, Chasing Paperboy, Birds In Row, PAST, Brume Retina, Un Automne De Plus.

▶ Influencé par le screamo - emo / proche de la scène : Fall Of Messiah (leur deuxième disque sonne comme un mélange entre du bon La Dispute et Meet Me In St. Louis), Metronome Charisma, Year Of No Light (avant Nord, c'était du post-hardcore / post-metal), Revok (avec des membres de Belle Epoque et Gameness, quelque part entre sludge, noise post-hardcore et screamo), As We Draw, Céleste (la suite black metal de Mihai Edrisch, le premier album était très concrètement un blackened Mihai Edrisch), I Am A Curse, The Rodeo Idiot Engine, I Pilot Daemon, Time To Burn, Gazers, The Prestige, General Lee, Drawbacks, Nine Eleven, Ghost Trap

4) C'est disponible en quelle langue, tout ça ?

Personnellement, j'en connais en russe, coréen, anglais, français, japonais, italien, suédois, tchèque, allemand, polonais, espagnol. Du screamo, il y en a partout dans le monde, et comme le metal, il garde un certain respect de la langue natale de chacun des chanteurs. Pas mal de groupes s'essaient d'ailleurs à plusieurs langues dans leur discographie.

5) Existe-t'il des festivals où jouent des groupes interprétant ces genres musicaux ?

Oui, un peu partout dans le monde. Le plus réputé est le Fluff Fest, en République Tchèque, qui est le plus gros rassemblement européen hardcore, emo et crust. Je peux également citer le Cry Me A River Fest, et le New Noise Festival, tous deux allemands. Après, il y a une multitude de festivals plus ou moins grands du genre, à vous de chercher lesquels ensuite, c'est pas comme si il n'y en avait que deux... En France, pas mal de petites salles, de petits bars, de squats, accueillent ces styles musicaux, mais pas de salles connues. Paris, Lyon, Metz, Laval et Caen sont les villes qui reviennent le plus souvent lorsque l'on tente de trouver un centre nerveux à la scène en France. 


6) Je suis un/une mordu(e) de l'emo véritable, je déteste la scène "emo mainstream", mais il me semble que je m'habille façon "emo mainstream" : slims, Vans Era, coupes caractéristiques, ou autres ressemblances... Je risque de me faire rire au nez par les puristes...

La, deux choix s'offrent à vous. Soit on est réaliste et on se rend compte que les trois-quarts des fans de n'importe laquelle des dérivations de l'emo (autant les fans que les artistes) se rejoignent sur au moins un point vestimentaire, donc on assume sa personnalité et on explique (ou pas, les gens n'ont pas besoin de juger tes choix vestimentaires au final) qu'on aime simplement ce look pour telles ou telles raisons qui vous regarde, soit on est borné et on en fout plein sur la gueule de ceux qui aiment simplement se fringuer ainsi sans en abuser comme ceux que les Internets appellent "kikoolols" le font si bien, donc on juge sans connaître la personne, donc on est con puissance 42. Il est fatalement évident qu'à partir du moment ou l'on arbore volontairement ne serait-ce qu'un élément de style vestimentaire qui revient souvent dans la scène emo (vêtements sombres et près du corps en règle générale, manches et jeans retroussés, et me faites pas chier, vous avez qu'à regarder sur scène et autour de vous dans le public, vous verrez la même chose que moi), c'est un peu une "preuve" de la sympathie de chacun pour le mouvement "emo", mais contrairement à ces fameux "kikoolols" qui adoptent un style pour se faire remarquer autour de soi, un mec/une fille qui se fringuera en s'inspirant de ce qu'il voit dans les concerts emo se sapera ainsi parce qu'il aime ça, parce que ça le marque, parce que c'est son mouvement, qu'il se sent bien dedans, point. C'est peut être un peu du communautarisme en soi, mais je vous défie de citer un seul mouvement qui n'a pas de marques d'identification vestimentaire.

7) C'est quoi le positionnement de l'emo par rapport aux différences de chacun ?

L'emo, c'est du punk. Et en principe, le punk, c'est : aucune discrimination tolérable, peu importe la couleur de peau, l'origine, le niveau de vie, l'orientation/l'identité sexuelle. Nous sommes tous égaux en droit, nous nous devons le respect, l'entraide, la sympathie, l'honnêteté. C'est également l'intolérance absolue du sexisme : l'emo est un mouvement où les femmes sont au même rang que les hommes (c'est incroyable de devoir écrire ce genre de choses au 21ème siècle), où leur liberté d'action et d'expression est absolue, et où le sujet de la défense du droit des femmes revient régulièrement. Autrement dit, ce milieu ne t'intéressera pas si tu as des idéaux du côté droit de la balance politique, que tu es machiste, raciste, homophobe, transphobe, et nous conchions tes opinions.

Les origines : La crise d'identité, et la "renaissance".

Nous voilà au début des années 2000. L'emo s'est fait une place au sein de la scène mainstream, le screamo est bel et bien présent tout autant que la scène emo underground bien que beaucoup jugent alors ces deux mouvements éteints, alors qu'il n'en est rien : sa discrétion fait sa force. À ces éléments viennent se mêler l'apogée d'Internet, et le boom de nouvelles cultures alternatives venues du Japon et des USA profitant de la révolution informatique pour se répandre à travers le monde. Tout ceci va se mélanger, dans une suite fatale mais logique, à la popularisation de l'emo au grand public. Et ça, certains l'ont bien compris.

Le premier en date, et celui qui sera originaire de la troisième vague tel que le grand public la connait dans toute sa "splendeur", est le groupe My Chemical Romance. Leur premier album, produit par Geoff Rickly, chanteur de Thursday (et ça ne se refuse pas), avait des bases post-hardcore concrètes (qui rappelons-le est frère de l'emo) : un chant qui alternait entre spoken words et hurlements, des doubles voix hurlées elles aussi, le tout sur un ensemble assez saccadé, mélodique mais acerbe, aux relents punk. C'était pas du post-hardcore pur et dur certes, mais il y en avait des éléments. Jusque là, honnêtement, ce groupe était crédible, on ne pouvait pas leur reprocher grand chose, et leur côté théâtral et "vampiresque" n'était pas nouveau, Ink & Dagger et Antioch Arrow le faisait avant eux dans la scène post-hardcore. Mais comme les jeunes de la génération Internet, ils ont suivi l'évolution 2.0 de l'emo, et a mêlé dans sa musique un gros élan visuel et mercantile, et voyant ses ambitions de carrière bien au-delà des scènes locales. Gagné, les grandes radios passeront en boucle les tubes du groupe, qui devient vite adulé des grands magazines rock et des laxatifs audiovisuels comme les NRJ Music Awards en France. Sous cette impulsion médiatique, les jeunes qui grandissent en dehors des courants punk et qui se situent plutôt dans le metal ou le rock généraliste penseront que ce groupe est le Messie de l'emo, et se mettront à adopter un look semblable aux membres du groupe, à s'identifier culturellement et moralement au travers des paroles du groupe... 

Et voilà, la troisième vague "emo" est lancée, semblant signer l'arrêt de mort de celui qu'ont lancé des punks passe-partout dans des caves de Washington D.C. Plein d'autres groupes auront plus ou moins le même idéal que My Chemical Romance, à l'image notamment d'Escape The Fate, Tokio Hotel, et plus tard Black Veil Brides. Tous ces groupes sont devenus aujourd'hui le porte-drapeau de l'emo tel qu'il est perçu aujourd'hui dans la pensée globale, un "mode de vie, de pensée", et un style vestimentaire que l'on pourrait qualifier de gothique de supermarché, le tout exposé en trophée sur une suite de documentaires affligeants diffusés sur Canal + et M6, qui au passage ridiculisait glorieusement quelques ex-membres de groupes locaux parisiens. Qu'y a-t'il d'emo musicalement chez Escape The Fate, ou autres Black Veil Brides, les plus récents du genre ? Absolument rien.

Être emo aujourd'hui, pour la conscience générale, c'est tout simplement suivre une mode vestimentaires et dévoiler l'ensemble de sa vie et de ses déboires sur Internet : porter une longue mèche sur le front, des colorations capillaires, se vêtir de jeans slim, de vêtements de marques telles que Drop Dead (la marque d'Oli Sykes, chanteur de Bring Me The Horizon), se montrer à tout prix en images à grandes rafales de selfies et de textes fatalistes et dépressifs sur les réseaux sociaux. Bref, c'est tout sauf ce que constitue en principe l'emo originel. Et c'est bien dommage. Les jeunes qui suivent cette vision de l'emo sont généralement soumis à ce qui est le plus visible sur Internet et dans le milieu rock en général, les majors et les autres collectifs (groupes ou labels) aux objectifs plus financiers que musicaux préférant évidemment mettre en avant ce qui est le plus rentable et ce qui marchera le plus chez une jeunesse cherchant à exister, à repousser les limites, se rebeller. Pour satisfaire leur faim de singularité et d'épanouissement, on leur donne ainsi à bouffer une vision totalement biaisée du punk, on leur apprend que tout se joue sur l'apparence, sur les excès, sur la dépense d'argent dans des concerts hors de prix, des bracelets, des tee-shirts, des meet & greets... Allez vous faire foutre, votre emo n'est pas le notre, et il est très important d'instruire ces jeunes à qui ces charognards mentent et manipulent, au lieu de les blâmer : ce n'est pas nécessairement leur faute si ils vous diront que Fall Out Boy est emo et qu'ils ne connaissent pas Policy Of 3, rappelez-vous que la culture underground n'est pas à la portée de tous, et que l'on y accède pas par la grande porte. C'est à nous de les guider et de leur montrer ce qu'est réellement emo, ce n'est pas du tout OK de se foutre de leur gueule sur Internet car on pense être supérieur, arrête-toi là et transmets ton savoir intelligemment, au lieu de causer du tort à toi et tes camarades.

Derrière tout ces dénigrements, ces contradictions, il reste encore et toujours une scène underground, qui se maintient et se renouvelle perpétuellement. Non, l'emo n'a jamais été mort, comme j'ai pu le lire quelquefois sur Internet, l'emo n'a jamais disparu. Il a juste été au début des années 2000 plus discret qu'il ne l'était déjà à son apogée dans les 90's, et évidemment noyé sous le tsunami du "mainstream". Quelque part, c'est tant mieux, cela a toujours préservé le style et son authenticité. Cette scène a donc vécu dans l'ombre des groupes mainstream et ce sera par logique son destin. Serait-ce vraiment logique qu'un groupe de la trempe de Rites Of Spring soit signé chez Universal et jouent dans des stades ? Et aujourd'hui, il est très facile d'accéder à l'ensemble de ce qui constitue la musique emo, tant pour ses origines que la scène actuelle : vous pouvez commander des disques, zines, lire des chroniques d'albums, des interviews, des live-reports... Sur des dizaines et des dizaines de sites internets spécialisés. Pour suivre l'actualité de la scène, je vous conseille de suivre des sites et/ou pages Facebook tels que Washed Up Emo, (We Built The World And) Miss The Stars, Open Mind / Saturated Brain, ou The Death Of A Modernist. À partir de ces sites, vous trouverez tout les liens nécessaires pour écouter la musique des groupes dont parlent ces sites, et découvrir tout ce qui tourne autour de ces groupes, de liens en liens. Soyez tout simplement curieux :) ! Et pour découvrir en profondeur la scène emo à partir de ses origines, je vous conseille fortement de fouiller le site Fourfa.com, une véritable encyclopédie du mouvement tenue par Andy Radin, qui fût le bassiste du groupe screamo Funeral Diner de 2000 à 2002. En France, les sites Internet AlternativNews, XSILENCEShoot Me Again et Metalorgie relaient assez régulièrement l'actualité de la scène emo et screamo internationale, sans porter attention à son niveau de popularité. Et des blogs et forums tels que Warmzine, Emo France, Psychoviolence (une encyclopédie de la scène emo/screamo française tenue par un ukrainien qui a abandonné le blog depuis 2013), ou EmoJoliCoeur, vous permettront également de ne rien rater de l'actualité et des origines de l'emo, de la scène locale, et de ce qui s'y passe autour.

Au final, comme tout genre musical (excepté la tecktonik, mais là c'est vraiment interdit, on sera tous d'accord), l'emo ne mourra donc jamais, mais aujourd'hui, trop de préjugés liés notamment à ce que les médias nous ont longtemps matraqués l'empêchent d'être crédible aux yeux de "monsieur tout le monde". De violentes descentes "anti-emo" existent au Mexique, vidéos et reportages télé à l'appui. De plus en plus d'adolescents plus ou moins proches du mouvement "emo" se font tuer au Moyen-Orient, faute à leur différence et à l'Islam radical. Les jeunes Japonais haïssent pour beaucoup d'entre eux l'emo à cause de cette dérivation qui s'apparente beaucoup au Visual Kei, un mouvement musical et vestimentaire local proche du glam-rock aussi vieux que le punk rock. En Russie, il est même illégal de se revendiquer "emo", et il faut savoir qu'il s'y construit en réaction une scène screamo relativement active et très intéressante.

Le fait que l'emo soit une scène vouée à évoluer dans l'ombre, c'est un gage d'authenticité éternelle, comme je le disais plus haut. On protège continuellement ce genre musical de la milice argent, des pris-partis politiques (si tant est qu'ils soient en opposition aux valeurs humaines et pacifiques) de la déformation des médias. L'emo à la base, c'est comme le punk ou le hardcore, c'est pas une scène vouée à plaire à la masse et c'est au contraire une réaction à ce qui lui plaît. Peut-être qu'un jour, le mouvement dans son intégrité la plus totale franchira la barrière des clichés qu'ont dans la tête la plupart des personnes extérieures au punk ? Mais sa discrétion et son intégrité font sa force, et la scène est plus vivante que jamais au jour d'aujourd'hui, la preuve en est que quelques formations phares des années 1990 se sont reformés à partir de 2012 : American Football, Braid, Mineral, Texas Is The Reason... De jeunes groupes, autant profondément ancrés dans l'emo que simplement inspirés par la scène, prennent petit à petit de l'ampleur dans leur mouvement, tels que Foxing, Into It. Over It., The Hotelier, The World Is A Beautiful Place & I Am No Longer Afraid To Die, parmi tant d'autres qui font perdurer l'esprit musical et éthique de l'emo, en le faisant hurler, danser, et que sais-je encore.

mardi 15 novembre 2011

Envy, ou l'équivalent du Big Bang pour le screamo.

Envy... Mais qu'est-ce que ce groupe ? Eh bien il était une fois quelques jeunes japonais dont le rêve était de sortir un disque et de faire des concerts afin de voyager un peu. À ce moment-là, ils ne savaient pas encore que leur musique allait renouveler un genre : le screamo, et les propulser au devant de la scène hardcore. Envy, c'est d'abord 3 amis lycéens, Tetsuya, Nakagawa et Nobu qui décident en 1992 de se lancer dans l'aventure de la création d'un groupe. En 1995, leurs espoirs prennent racine, il faut trouver un nom. C'est le mot "envy" qui figurait en haut d'une page du dictionnaire prise au hasard. A la base, c'était tout simplement du hardcore virulent, mélodique mais frontal et grinçant. Mais au fil du temps, les garçons y ajoutèrent leurs envies et leurs idées, des passages plus mélodieux et plus violents encore s'installent, et Tetsuya Fukagawa, le chanteur et claviériste, commence à installer du spoken word, puis quelques passages chantés. Ce puzzle progressif, entre post-rock de mieux en mieux maîtrisé qui se fraye un chemin et screamo de plus en plus intense et personnifié, se terminera par une pièce maîtresse, ô combien importante dans l'histoire du screamo, une oeuvre d'art, un bijou musical, majestueux, merveilleux. Unique.

All The Footprints You've Ever Left And The Fear Excepting Ahead, sorti en 2001.

Voilà, le screamo est chamboulé, comme si cet album redéfinissait à lui seul les bases. Comme si Envy s'était approprié le genre. Une oeuvre qui aura bouleversé presque chaque personne ayant découvert cet album, et encore aujourd'hui, 10 ans après. Un chant désespéré d'un homme torturé qui voudrait se faire entendre par le monde entier comme si il devait mourir demain, hurlé du plus profond du cœur et de l'âme. Et derrière, une musique que l'on peut réellement définir comme épique, saccadée, un déchirement sonore, des avalanches rythmiques, une batterie furieuse, déchaînée, comme semble l'être la haine envers ce monde de chacun des membres de ce groupe, une pluie de guitares poussées à bout, anthologiques, destructrices. Oui, épiques... Et au milieu de tout ça, des cordes majestueuses, des mélodies magistrales, des atmosphères merveilleuses, un rêve sonore, une envolée magnifique au doux son de la voix claire de Tetsuya-sama, ou de ses spoken words... Les paroles de cet album parlent des chutes inéluctables, des choix laissés à l’abandon, de l’obsédante réalité de la douleur, de l’angoisse qui ne meurt jamais et de la solitude face à l’effondrement.

Cet album sera un électrochoc pour la scène screamo, une sorte de second Big Bang après la genèse du genre initiée par Heroin. Beaucoup s'essaieront ensuite à ce mélange entre screamo et post-rock, certains y arriveront avec succès, proposant des disques immenses de beauté et de talent. Déjà avant All The Footprints [...], certains groupes très talentueux s'essayaient au mélange screamo/post-rock comme Funeral Diner, City Of Caterpillar... Mais pour être francs jamais personne n'a su, et ne saura sans doute mieux créer cette alchimie que sur cet album qu'à crée le groupe du Soleil-Levant.

Aujourd'hui, plusieurs EP et albums ont suivi All The Footprints [...], Envy a trouvé son équilibre, son idéal musical. Recitation, sorti en 2010, a d'abord surpris, puis séduit, et enfin mis à terre la plupart de leurs auditeurs. La parfaite alchimie entre un post-rock qui a certes pris le dessus sur l'ensemble de leurs influences, mais plus maîtrisé que jamais, onirique, aux guitares complémentaires, saupoudré de leur screamo légendaire. Envy sera considéré comme le lancement de la seconde vague screamo, qui aura emporté dans ses flots sauvages le post-rock, liant à jamais les deux genres.

Même ceux qui, actuellement, jouent du screamo et seulement du screamo vous le diront. Même si évidemment, pour eux, il existe d'autres légendes qui la aussi ont eu un impact fort sur la scène, comme Orchid ou Ampere, qui jouent un screamo très rapide, très chaotique, saturé à l'extrême, qui écrase l'auditeur sous des tonnes de haine, de désespoir, de vérité et de désillusions. On parle alors d'emoviolence, pour cataloguer ces groupes, et ce depuis que le groupe In/Humanity s'est volontairement qualifié le premier d'emoviolence, pour identifier sa musique. Même si ceci est assez discutable, ça reste du screamo, point...


Envy, lors de leur concert le 21/10/2011 à La Maroquinerie, à Paris


lundi 14 novembre 2011

Les origines : La deuxième vague, le screamo, la popularisation.

Après avoir été quelque peu abandonné aussi vite qu'il aura été crée plus ou moins volontairement par les punks de D.C, l'emo revient sur le devant de la scène un peu au hasard, profitant d'un vide béant laissé par la disparition du grunge après la mot de son leader Kurt Cobain en 1994, grâce à une mutation pop-punk effectuée après son "passage" par la scène californienne, et l'interprétation qu'en a fait certains groupes comme le légendaire Jawbreaker avec son album Bivouac, ainsi qu'à de nouvelles influences indie rock, post-punk voire math-rock qu'adopteront des groupes légendaires du genre qui eux aussi ont décidé de ne pas laisser tomber ce courant alternatif du punk qui les ont marqué : Still Life, Indian Summer, Texas Is The Reason, American Football, Mineral, The Get Up Kids, Sunny Day Real Estate, Braid, The Promise Ring... Le fameux 90's emo, messieurs dames ! Et c'est également grâce à quelques uns de ces groupes que naîtra le fameux "midwest emo". De plus en plus de maisons de disques choisissent alors de signer des groupes d'emo, voyant l'expansion soudaine du mouvement, y compris Sub Pop Records (qui cherchait sûrement un remplaçant rapide au grunge pour ne pas courir à sa perte), qui aura sorti en 1994 l'album Diary de Sunny Day Real Estate, l'un des albums phares de l'histoire du mouvement emo, ayant posé les bases de l'emo seconde vague, mélangeant un punk hardcore tendu, saccadé et pesant à des influences indie rock.

En pleine expansion du style, voilà qu'apparaissent un beau jour dans ce milieu des gars de la ville de Mesa, Arizona. Ils forment ensemble le groupe Jimmy Eat World, et il se trouve que ce sera finalement le premier groupe à faire décoller une véritable scène emo mainstream. Leur punk rock d'abord très vif et urgent, devenu ensuite plus lent et introspectif mais toujours rempli d'émotions, directement inspiré des expérimentations de groupes tels que Sunny Day Real Estate ou Fugazi, a fait le tour du monde et a fait naître de nombreux petits frères, subjugués par les superbes albums que sont Static Prevails et Clarity, ce dernier ayant eu un impact décisif sur la seconde vague emo, au même titre que l'album Pinkerton de Weezer. Ces petits frères, ce sont des groupes comme Saves The Day, Taking Back Sunday, et surtout Dashboard Confessionnal, crée par Chris Carabba. Ce dernier, à la base membre du groupe emo Further Seems Forever, a quitté celui-ci pour créer le sien, dans un esprit plus folk. Mais les paroles de Chris ont un fort côté "journal intime", ce qui assimilera vite Dashboard Confessional à de l'emo, allant de pair avec le passé musical du monsieur. Ce groupe popularisera encore davantage ce type de paroles et de musique, et c'est ainsi qu'il deviendra une influence pour pas mal de groupes de la deuxième vague emo déjà influencés par Jimmy Eat World et les fameux "petits frères". Tout ce beau monde, dont certains membres commenceront à cultiver une esthétique certaine, sera publié dans de grands magazines rock, diffusé sur plusieurs radios emo ou rock généralistes... Pour influencer toujours plus de groupes, et ce même jusqu'à la branche extrême de l'emo. Pour exemple, Thursday, également l'un des groupes phares de la seconde vague, intègre des bribes de pop-punk dans son post-hardcore torturé et expérimental. Il rencontrera un grand succès avec l'album War All The Time. Son leader Geoff Rickly aura (et est) toujours été intègre au mouvement emo originel et au hardcore, mais la popularité du groupe lui a souvent joué des tours, notamment lorsqu'il a proposé au groupe français Daïtro de tourner avec eux, mais que les lyonnais ont refusé parce que Thusrday n'était pas suffisamment intègre pour eux. J'ai toujours trouvé cet argument stupide connaissant les convictions de Geoff, mais enfin bon, bref.

Et voilà, au milieu des 90's, l'emo connaît une nouvelle jeunesse, porté par de nouveaux piliers, adulé du grand public rock, et également plus vivant que jamais du côté underground de la force, bien qu'il commence déjà à se diviser en plusieurs sous-catégories. Mais au final, quid du screamo, né en parallèle ? C'est tout simplement une évolution plus agressive, plus violente et militante de l'emo. Elle trouve son origine bien évidemment dans l'emo, mais également dans le punk hardcore straight-edge, le post-punk et le post-hardcore. Son message est autant concerné par les souffrances émotionnelles que la place et la situation des humains dans la société, le féminisme ou la politique. Son origine la plus profonde serait à situer en 1991, et viendrait du Ché Café, San Diego, une salle de concert particulièrement appréciée de la scène punk, et un lieu où résident également des étudiants et des activistes, où ont joué beaucoup de grands groupes de la scène alternative en général. C'est notamment ici que se produisait Heroin, originaire de San Diego, les papas du screamo, qui ont tout apporté au style. Au Ché Café se sont également produit d'autres piliers du style, comme Mohinder et Portraits Of Past. C'est pour cela que ce lieu est considéré comme le lieu de naissance du style. De manière générale, la plupart des groupes issus de chez Ebullition Records et Gravity Records ont été une pierre angulaire du mouvement, tout comme Dischord Records l'a été pour le punk hardcore et le post-hardcore. De ces formations se sont inspirés une poignée d'autres groupes qui auront ensuite fait du screamo un genre musical à part entière, une scène solide, cohérente et inspirée : Orchid, Jerome's Dream, pg.99, Funeral Diner, City Of Caterpillar, Saetia, Envy... Le screamo, au même titre que l'emo, a connu jusqu'à aujourd'hui plusieurs évolutions, mais s'est toujours inspiré et s'inspirera toujours des mêmes racines idéologiques et musicales.

Ainsi, de nos jours, le screamo est autant influencé par les scènes dont elle tirait son inspiration à l'origine, que par le post-rock (énormément de groupes de screamo sont influencé par le post-rock), le sludge, le shoegaze, le grindcore... Parmi les références actuelles du style, on peut nommer Loma Prieta, The Saddest Landscape, Suis La Lune, Sed Non Satiata, ou encore La Quiete. D'un point de vue éthique et philosophique, rien n'a réellement changé, et le combat pour préserver ces valeurs est permanent. Il est cependant plus dur d'assister à des concerts screamo, de les organiser, tant les lieux de vie dédié à la culture punk sont de plus en plus durs à créer et à conserver aujourd'hui.

samedi 12 novembre 2011

Les origines : La première vague, la genèse.

Alors mesdames et messieurs, le mouvement emo, d'où c'est que ça part ? Eh bien il trouve ses origines dans le milieu hardcore de Washington D.C, à la fin des années 80. A cette époque, Minor Threat, des punks du coin ayant fait partie des groupes fondateurs du hardcore, bouleverse les codes du punk en règle générale, notamment grâce à leur fameux "Straight Edge". Le leader de ce groupe, Ian McKaye, décide alors d'innover encore plus dans le domaine du punk hardcore qu'il a déjà pas mal bidouillé. De cette idée naîtra le groupe Embrace. Un autre monsieur, Guy Picciotto, apparaît sur le devant de la scène avec un groupe qui jouera gros dans une redéfinition profonde du punk durant l'été 1985, qui fut nommé "The Revolution Summer" : le groupe Rites Of Spring.

Ces deux groupes offrent une approche nouvelle du hardcore : cathartique, expérimentale, avec des ambiances plus ou moins atmosphériques, voire oppressantes. Et comme le hasard fait bien les choses, Guy Picciotto et Ian McKaye sont potes. Bref, ces deux approches touchèrent un large public dans le milieu, et cette musique était alors inclassable ! Alors la légende veut que d'après certains membres de Rites Of Spring, certains fans aient crée le terme "emo" pour caractériser la musique de ce groupe si particulier. Une autre légende raconte que le terme "emocore" fut utilisée comme une insulte contre Embrace, lors d'un concert, en 1985. Enfin, le magazine "Thrasher" a également utilisé le terme "emocore" pour classifier la musique d'Embrace, plus positivement ici, même si Ian McKaye trouva cette appellation ridicule. Et voilà, tout commence ici. Mais "The Revolution Summer", c'est quoi ? Ce sont plusieurs groupes qui se sont donné le mot pour redéfinir le message du punk, rejetant l'idéologie auto-destructrice de ce dernier. Parmi ces groupes, on relèvera Beefeater, Gray Matter, Dag Nasty, Lunchmeat, King Face, Fire Party, et bien sûr Embrace et Rites Of Spring. Ce "Revolution Summer" est ainsi lié au mouvement "straight edge" naissant à cette époque qui suit la ligne directrice de vie on ne peut plus respectable que raconte Ian McKaye dans les paroles du morceau : ne pas fumer, ne pas boire, et ne pas avoir de relations sexuelles irréfléchies et sans sentiments amoureux, pour garder une certaine lucidité d'esprit et sur le monde. Un mode de vie qui n'avait aucune vocation à établir des codes de conduite, mais qui sonnait simplement comme une revendication personnelle d'un homme ayant trouvé le juste équilibre pour vivre mieux. Mais hey, c'est ainsi qu'est né une scène aux convictions formidables !

De plus en plus de groupes s'inspireront vite de la musique de cRites of Spring et Embrace aux quatre coins des Etats-Unis, faisant naître une scène fragile : chacun de ces groupes se disloquent aussi vite qu'ils se créent, laissant l'emo quelque peu dans le vide. Surtout que Ian McKaye et Guy Picciotto ont décidé pendant ce temps de se rejoindre dans un projet commun qui fera partie des grands noms du rock alternatif en général et pas seulement sur la scène post-hardcore, sœur de l'emo : Fugazi. Les puristes auraient pu penser que l'emo s'arrêterait là, mais en réalité, personne ne comptait le laisser mourir...

L'une des rares photos live de Rites Of Spring.

Présentation

Bonjour ! Ou bonsoir ?

Je me présente, Guillaume, jeune homme passionné par le mouvement "emo", vivant en banlieue parisienne. J'ai crée ce blog dans le but d'expliquer au plus grand nombre et de manière la plus crédible possible le mouvement "emo", à une époque ou il est innondé de clichés stylistiques et musicaux immondes... Enfin bref, je vous souhaite une bonne lecture, et j'espère que mes articles vous paraîtront crédibles ! :)