vendredi 31 mai 2013

Chronique : deafheaven - Sunbather


Il est des albums qui nous font plonger dans nos souvenirs, nos regrets, et nos peines. D'autres qui font jaillir des éclats de joie enfouis sous un brouillard de noirceur. Et certains réussissent à faire resurgir cet ensemble dans un même bloc émotionnel aussi compact que fragile, prêt à exploser à tout moment, nous étourdissant, nous écrasant, pour nous laisser les yeux rivés sur les décombres de la nébuleuse qui aura ravagé notre intra-monde. Laissant le soleil froid de l'aube briller sur les cendres de notre univers mental. Nous laissant danser sur nos ruines. C'est précisément un édifice de la sorte que deafheaven a bâti, le nommant Sunbather.

Originaire de San Francisco, le groupe a totalement retourné le public aussi bien hardcore que metal avec son premier EP, Roads To Judah, faisant suite à une démo déjà impressionnante. Le groupe y proposait une explosion sonique folle, emmenant le cascadian black metal dans les contrées les plus lointaines, pour nous permettre de vivre une odyssée aussi épique qu'onirique, à travers 4 titres impitoyables de force, de grandeur et de puissance. L'âme innocente ou plus pécheresse qui se risqua à l'écoute de ce tourment sonore, en ressortait bouleversée, sonnée, choquée. L'expérience sera dédoublée d'intensité lorsque l'âme perdue se risquera à participer à un live du groupe. J'en suis un témoin privilégié. Après avoir conquis les scènes européennes, et avoir réconcilié le black metal avec la scène hardcore, le groupe a décidé de revenir avec un premier album, bien loin de la noirceur démentielle ou nous enterrait l'EP, mais toujours aussi "jusqu'au-boutiste".

Le voyage commence dès que l'on jette un œil à l'artwork, ces couleurs douces et relaxantes, rappelant l'aube. Ce soleil frais dont je parlais tout à l'heure, nous plongeant parfaitement dans l'ambiance de l'album, qui commence sur les chapeaux de roue avec le titre "Dream House". La première chose que l'on remarque, c'est ce sentiment de joie qui découle des premières notes de guitares. Oui, deafheaven n'est plus si nihiliste que ça. Une cascade de joie, qui devient torrent, à l'explosion d'un premier blast beat. Pas de doutes, on a toujours affaire à du grand deafheaven, la même grâce, la même puissance de feu. Même si en cette place de sérénité paradoxale, c'est plutôt la rosée matinale qui prédomine. Celle que l'on se prend à imaginer sous ces arpèges hypnotisants, ces déchirures sonores impitoyables et étourdissants. Plus l'on avance dans le morceau, plus il s'adoucit. Au milieu du morceaux, une douce accalmie nous amène tendrement vers l'ultime explosion du morceau. Ultime déclamation d'un chanteur tout simplement ailleurs. Au sommet de son art et des émotions. De ce rêve sonore, il en résulte pour lui un constat, et deux questions :

- "I"m dying."
- "It is blissful ?"
- "It's like a dream ?"
- "I want to dream"

D'ultimes vœux formulés et hurlés du plus profond d'une âme en plein tourment, perdue dans ce tourbillon sonore. Un cri perçant, troublant, émouvant. Infatigable. Une muraille qui s'érige, inébranlable, un édifice sur lequel se brisera les vagues de joie. La mer se retire un instant, le temps de nous laisser refaire surface pour un instant. L'eau fait maintenant place au vent. Une douce brise de printemps qui vient nous caresser le visage, au milieu de nos souvenirs. C'est ce qu'évoque le titre "Irresistible", un titre qui porte vraiment bien son nom, aussi beau que surprenant (ce morceau est la preuve qu'on peut jouer du black metal et aimer l'emo, haha !). Ferme les yeux, laisse-toi envoûter par ces quelques notes chaleureuses, cette douce berceuse que viendra rejoindre un jeu de piano sobre, simple, qui se meurt doucement. Te voilà endormi, apaisé, les paupières lourdes. Les premiers airs de "Sunbather" seront l'éveil de ce petit instant de sommeil. Te voilà prêt à rêver une nouvelle fois. Le brouillard shoegaze recouvre maintenant dans son entièreté l'univers BM de la musique du groupe, déjà magnifiée par cet élan de lumière nouveau. Les flots sont encore tranquilles... Au bout de trois minutes d'hypnose, l’irrésistible refait surface : ces doux arpèges emo, perdus quelque part dans ces paysages humides. La sérénité dans l'agitation. Puis l'explosion. Un blast beat épique, gracieux. Les flots se déchaînent à nouveau, l'hypnose devient démence. Ce cri plaintif et invincible tient bon, résiste, et insiste. Le ciel devient un peu plus sombre désormais. Les arpèges se font plus noirs, l'eau devient acide. Une progression qui m'évoque l'univers musical de Roads To Judah, qui m'évoquait une lutte pour la beauté, une batailles dans les enfers, pour en tirer une once d'espoir, pour survivre dans le noirceur. Alors que nous étions jusque la dans la sérénité, les nuages sont venus brouiller les pistes, rendre notre chemin obscur. Mais jamais l'on arrête l'espoir. 6mn45 : Précisément ici, la lutte devient sanglante. Dernière sommation d'une guitare lancinante, étourdissante et distordue à l'extrême, et l'explosion ultime. Jamais nous ne tomberons. La lumière reprend ses droits, l'hypnose est à comble, le soleil plus brillant que jamais. Même si le titre suivant, "Please Remember", se veut plus complexe et bruitiste. La froideur des machines, d'une boucle passée à l'envers, d'un spoken word grave, froid comme la neige... Alors qui de mieux que Neige (Alcest, Peste Noire, Amesoeurs, Lantlôs, Mortifera...) en personne pour déclamer ces quelques mots ? C'est après ces quelques paroles que le morceau sombre dans un bourdonnement hypnotisant, accompagné de cette boucle sans fin, et d'un bruit assourdissant d'on ne sait quelle machine, avant que le tout ne laisse place à une belle mélodie mélancolique, adoucissant un peu le climat glacial planant jusque la sur ce titre. Une douceur qui devient trouble, sur les premiers accords de "Vertigo". On sent bien que le tout s'agite, s'accélère, et qu'une certaine anxiété s'installe, sous couvert d'une beauté mystique. Avant que le tout ne s'effondre dans des abysses shoegaze ravageuses, nauséeuses. C'est dans ce paroxysme d'étourdissement que je leva la tête vers ma fenêtre, en rédigeant cette chronique, la tête lourde, les yeux faibles, le moral ailleurs. Et que je voyais un ciel teinté de rose et d'orange, ou couraient des nuages gris et pluvieux, reflétant parfaitement ce passage aussi frissonnant que déboussolant. Pendant ce temps, un solo de guitare gracieux et grave vient sublimer cette atmosphère lancinante et tendre à la fois. Que de contrastes dans cet album. De cette descente au fond des abysses en résulte un violent assaut d'une cascade de guitares et d'un nouvel ouragan rythmique, accompagnés de hurlements plus malsains que sur les autres morceaux, pour un nouveau combat épique livré dans une noirceur certaine. Le côté "cascadian" de la musique de deafheaven n'a pas disparu , loin s'en faut ! Mais le final se voudra beaucoup plus serein et posé, dans la droite lignée des instants post-rock emo-ish que le groupe sait placer avec parcimonie, rejoint par un cri plus torturé. C'est ainsi que l'on avance vers "Windows". Un morceau qui se voudra l'espace de quatre minutes la fenêtre d'un quotidien morose, banal, ennuyeux, mortel. En témoigne ces samples d'instants de tous les jours, de klaxons,   de signatures, et d'une prière vaine. Et cette nouvelle boucle bourdonnante, mais dans une fourbe tranquillité, soutenue par quelques notes de piano très graves, très lourdes. Un plongeon dans notre fatalité, ou plutôt dans notre banalité. Avant que ne surgisse le dernier éclat de lumière qui transcendera nos cœurs, "The Pecan Tree". Un coup d'éclair dans le ciel grisâtre de la morosité ambiante, comme pour nous proposer un nouvel échappatoire, laissant l'impact ravager nos cerveaux en un roulement shoegaze/post-punk embrumant et étourdissant. L'orage reprend ensuite à nouveaux, laissant éclater les averses de guitares, reflétant la lumière des éclairs surgissant ça et là. Pour lentement se calmer, laisser les éléments se calmer, puis ne plus laisser s'exprimer qu'une douce brise. Un piano calme et réconfortant, des accords attendrissants, avant l'ultime explosion post-rock, d'ultimes supplications d'un chanteur usé, ayant hurlé jusqu'au bout de ses forces. L'ultime éclat de beauté de l'album. Que dis-je, d'un catharsis.

Conclusion : Qu'il est difficile de trouver les mots pour résumer un album aussi épique et éblouissant que ce Sunbather... Cet album m'a bluffé, on en ressort presque essoufflé. Essoufflé après cette quête homérique, menant vers une joie de vivre toute paradoxale au marasme audible, au milieu des doux arpèges et des notes de pianos, et des étourdissements shoegaze. Cet album m'aura également totalement hypnotisé. J'en ai eu le tournis, et les larmes aux yeux (on aura inévitablement des souvenirs, du vécu, des rencontres... Qui reviendront à l'esprit à l'écoute de cet album). Un incroyable condensé de sérénité habite cette oeuvre pourtant explosive, extrême, éthérée. Ou comment pousser la sensation d'euphorie à son extrême. Rêver à s'en étourdir. Se sentir vivant, plus vivant que jamais. Éprouvant et surprenant. Après la bataille épique menée dans la noirceur sur Roads To Judah, nous voici désormais confronté à la plus belle des batailles : La lutte pour la lumière.

Tracklist :
01. Dream House
02. Irresistible
03. Sunbather
04. Please Remember
05. Vertigo
06. Windows
07. The Pecan Tree

Jimmy Eat World : le clip du titre "I Will Steal You Back"


Le clip du titre "I Will Steal You Back" du groupe Jimmy Eat World a été posté en ligne, et c'est essentiellement des extraits de tournée. Ce titre sera présent sur l'album "Damage", qui sortira le 11 Juin. C'est à visionner/écouter juste en-dessous !



jeudi 30 mai 2013

Chronique : Branson Hollis - The Unexpected Way Of Things



C'était en 2010. Je découvrais le post-hardcore "véritable" et Branson Hollis sur le magazine Rock One (R.I.P).  Ils y parlaient alors d'un petit groupe français jouant une musique envoûtante et énergique, les comparant à Thrice et Sparta. Je m'étais donc empressé d'acheter l'EP Diving Suits Drying, et je me souviens avoir pris une branlée. Mes petites esgourdes d'ado de 17 ans avait été renversées par l'EP, la démo "DYAD", et une prestation sublime et intense au Batofar donnée la même année par un groupe qui allait alors devenir l'un de mes groupes de post-hardcore favoris, et je n'ai pas honte d'avouer que ça l'est encore aujourd'hui. Et surtout après avoir écouté ce premier album, The Unexpected Way Of Things que j'attendais de pied ferme... Enregistré dans leurs conditions rêvées, c'est-à-dire au Glow In The Dark Studio avec Matt Goldman et Matt McClellan, le groupe y a laissé exploser toute sa fureur et sa passion, proposant un album digne de leurs influences et leur amour pour la musique, qu'il a pris le temps de construire, pour notre plus grand bonheur et le leur.

En effet, le groupe est de l'école Underoath, Norma Jean, ou Thrice. Cela se reconnaît aisément depuis ses débuts et sur l'ensemble de ce premier album, qui commence avec l'impressionnant "Ten Thousand Oaks". Ce titre nous dévoile d'entrée de jeu le panel de voix toutes plus puissantes les une que les autres, que ce soit le chant scandé, hurlé, braillé, et clair. Oscillant entre un punk-hardcore virulent et des envolées post-hardcore, ce titre rappelle curieusement "House Of Wolves" de Bring Me The Horizon, à la différence qu'aucune modification n'a été posée sur les voix (non mais sérieusement, la voix qu'Oli Sykes nous propose sur Sempiternal ne peut pas être dénuée de modifications, au vu de sa capacité de chant absolument catastrophique en live, de plus cela s'entend facilement sur disque...) et que l'on parle ici d'une musique 2000 fois plus sincère. On notera le passage presque "french screamo" à la Amanda Woodward en plein milieu du morceau au niveau de l'instru, l'ultra-win pour gagner ma confiance en ce disque et son potentiel. Les refrains nous propulsent d'emblée dans la stratosphère, avec ces doubles voix et ces arpèges soutenant des mélodies survitaminées, enjouées et planantes. + 1 point de love. Le titre suivant, "Wolf Speaker" (tiens tiens, quand on parlait du loup), reste sur la même lignée, toujours avec des voix surpuissantes, frissonnantes, et une instru aussi bien saccadée qu'atmosphérique. On y ressent déjà un travail de fond énorme. Ce que j'aime également chez Branson Hollis, c'est lorsqu'il joue des morceaux plus doux, progressifs, et faits pour rêver. C'est le cas du titre suivant, "This Is A Slow Ride". Une montée tranquille vers les cieux étoilés, un morceau magnifique, qui fait la part belle au chant doux et envoutant de Nicolas (que je considére assez souvent comme une version emo du chant clair de Chester Bennington, qui ne le nions pas, est assez spectaculaire). La beauté de ce morceau entre à son paroxysme à 2:12, avec un chant mi braillé/mi clair accompagné par des hurlements frissonnants, la soudaine apparitions des violons, d'un chant clair plus beau que jamais, et d'une mélodie de guitare irresistible, aussi gracieuse que mélancolique. Un morceau qui passe très souvent dans mes oreilles en repeat, me collant la chair de poule et les larmes aux yeux à maintes reprises... Instant fleur bleue du jour !

Nous voilà maintenant introduit comme il se doit dans l'univers de l'album. "Albina Press" reprend les éléments des trois titres décrits jusque-là, proposant également un refrain assez Deftonien. Il se termine en beauté à partir de 2:40 avec son échappée lointaine et le chant en retrait à la Devil Sold His Soul, ainsi que la boucle saccadée finale accompagnée d'un xylophone (celui utilisé pour le titre "David De La Hoz" de The Chariot, s'il vous plaît !), une boucle qui se meurt lentement en se laissant envahir par un larsen. Avec "The Nearer & Farther", on pensera inévitablement à Thrice période The Artist In The Ambulance. Dans ce morceau,  il y a également un petit quelque chose de The Chariot, dans ces répétitions de coups de guitares chaotiques assénés à l'auditeur, ces cris aigus et notamment cette phrase à 2mn05 hurlée avec un flow proche de Josh Scogin : "Maybe the risk and excitement of making a point". Le groupe n'oublie pas d'y être toujours aussi délicat avec l'oreille de l'auditeur, proposant toujours quelques escapades spatiales. Une délicatesse qui s'exprime entièrement sur "The Good & Gone". Un morceau qui fait la part belle au chant de Nicolas. Instrumentalement, on dirait un peu le titre "Visions Of Chandra", ou Nicolas nous proposait déjà de rêver. Il nous délivre ici une prestation grandiose, ou il se laisse complètement aller, allant le plus loin possible, aussi loin que vous irez en vous laissant envoûter encore une fois par cette nouvelle "soundscape". Le morceau suivant, "Maunder's Tale" est le plus tubesque et catchy de l'album, et ce n'est d'ailleurs pas anodin si il a servi de teaser à l'album. Et comme on dit dans le ghetto : "Les vrais reconnaissent les vrais, t'as vu" : Cory Brandam de Norma Jean est venu y poser quelques lignes de chant, de sa voix puissante et agressive, reflétant bien le contenu de ce morceau qui me semble le plus proche de ce que le groupe jouait sur son EP, rien qu'avec ses nombreux choeurs. Du Thrice, on en retrouve clairement sur "Singularity", un morceau assez mystique et brumeux, et encore une fois envoûtant, tout comme sur "T.Gondii". Et alors là, voilà qu'apparaît la suprise du chef : "Funston Ave." Ou le génie d'incorporer un titre electro/chillout sur un album post-hardcore, chanté par Nicolas et Robin, ce dernier officiant d'ailleurs dans la musique électronique sous le nom de Fear Club (je vous recommande ses prods, d'ailleurs). Sombre, introspectif, mystérieux, bourdonnant, il se veut aussi envoûtant que le reste que l'album, notamment avec ce chant toujours aussi beau, doux et puissant à la fois, qui accompagne le morceau. La lumineuse interlude post-rock 'Stanislava" qui s'en suit nous emmène en douceur vers le titre final, "Zemlya Sannikova". Un dernier bloc émotionnel, fort en puissance et en harmonies vocales infatigables.

Conclusion : C'est un album réussi qu'a produit Branson Hollis, livrant un opus percutant, tout en puissance et en atmosphères, mélangeant savament violence et douceur, morceaux catchy et autres plus complexes ou progressifs. La production est tout simplement PARFAITE (en même temps, avec Matt Goldman et Matt McClellan derrière les manettes, ça n'est pas étonnant), je vous assure que c'est un bonheur d'écouter cet album au casque (du clan Marshall, en ce qui me concerne), rien qu'au niveau des guitares. Mais il se révèle réellement après plusieurs écoutes attentives, car à la première écoute il peut paraître un peu répétitif. Plus agressif que Diving Suits Drying, mais conservant son côté doux et atmosphérique, Branson Hollis a ici trouvé son style, et pondu un premier album tout simplement beau. En tout cas, le fan de la première heure que je suis est conquis est heureux ! ;)

Tracklist :
1. Ten Thousand Oaks
2. Wolf Speaker
3. This Is A Slow Ride
4. Albina Press
5. The Nearer & Farther
6. The Good & Gone
7. Maunder's Tale
8. Singularity
9. T. Gondii
10. Funston Ave.
11. Stanislava
12. Zemlya Sannikova



mardi 28 mai 2013

Listener : nouveau morceau en ligne, "Eyes To The Ground For Change"


Un nouveau titre de listener, nommé "Eyes To The Ground For Change" vient d'être posté en ligne. Il sera présent sur l'album Time Is A Machine, qui sortira le 18 Juin. Toutes les infos sur la sortie de cet album sont disponibles sur le site officiel du groupe. Vous pouvez écouter/télécharger le morceau juste en-dessous !


lundi 27 mai 2013

Live report : Mon Autre Groupe + Bien À Toi + Man Is Not A Bird + Aphrodite's Baby @ Paris, Le Klub, 26/05/2013




C'était une affiche très sympathique qui était proposée au Klub en ce jour de la fête des mères. Alors après avoir témoigné son amour à sa môman, il fallait être présent pour cette affiche 100% française également pleine d'amour. Était présents les post-rockeurs positifs de Man Is Not A Bird, les plus sombres Bien À Toi, Aphrodite's Baby et son hardcore chaotique rock'n'rollesque, et Mon Autre Groupe et son hardcore punk rapide, cathartique et agressif.

Aphrodite's Baby :

C'est donc Aphrodite's Baby qui a ouvert le bal ce soir. Ce fût pour moi une découverte, ne connaissant pas le groupe jusque là. Leur musique est donc un concentré de chaos et de rock'n'roll, quelque part entre Every Time I Die et The Dillinger Escape Plan. Les rythmes incessamment changeants et le petit brin de folie des musiciens m'ont bien plu. Même si c'était un peu timide, le groupe nous a délivré un set carré et efficace. Une bonne découverte !

Man Is Not A Bird :

Ce fut ensuite au tour de Man Is Not A Bird et son post-rock émotionnel d'entrer en scène, un groupe que je vois en live pour la seconde fois. Les parisiens nous délivreront un set énergique et planant. Leur prestation fut accompagnée d'une vidéo-projection représentant divers univers (nature, espace, kaléidoscopie...), nous permettant de nous plonger un peu plus dans leur univers. Malgré quelques problèmes de guitare (un an après les mêmes problèmes dans la même salle, une vraie malédiction pour le groupe !), le groupe a réussi à convaincre l'auditoire, jouant les morceaux de leur EP Restlessness, le morceau présent sur le split avec les lavallois de Puzzle, ainsi que quelques nouveaux titres que j'ai hâte de retrouver sur un nouveau disque, toujours aussi entraînants que oniriques. Notons également l'apparition de Monsieur Sourire dans le groupe, en la personne du batteur ! En effet ce monsieur est toujours aussi heureux derrière ses fûts, notamment lors des montées d'adrénalines. Une bonne humeur de l'ensemble du groupe qui a été réellement communicative et nous a encore plus amené à se laisser envoûter par l'atmosphère de la musique du quartet.

Bien À Toi :

C'est maintenant Bien À Toi qui prend place, un groupe visiblement très attendu au vu des réactions du public. Et surtout de la partie féminine d'ailleurs, ce qui fût assez rigolo. J'avais hâte de découvrir le groupe en live, et je n'ai pas été déçu, loin de là. Le groupe a reproduit les atmosphères de leurs morceaux à la perfection, alternant douceur et violence. Le groupe nous a également fait découvrir deux morceaux, "Cette Maudite Vérité", et "Confinée". Des titres qui alternent toujours entre post-punk, math-rock et séismes sonores saccadés. Un set puissant, toujours aussi rempli de bonne humeur et de passion que le groupe précédent, et qui met encore plus en valeur le contenu de leurs titres déjà très bons en studio. Un groupe à découvrir en live !

Mon Autre Groupe :

Enfin, ce fut au tour de Mon Autre Groupe de clôturer la soirée, au milieu d'une foule malheureusement un peu moins compacte que pour les groupes précédents. Et ce ne fut pas bien long, le groupe nous ayant expédié en moins d'une demi heure une décharge impitoyable d'un punk hardcore fou furieux enragé et engagé, repris en chœur par quelques fans présents dans la foule. L'énergie et la force que le groupe nous assène sur disque était ici décuplée, pour notre plus grand bonheur, a part celui de nos cervicales. Et accessoirement, ce fut pour un certain honneur pour moi de voir Till (second chanteur/guitariste du groupe) jouer ce soir, ce monsieur ayant accompagné mon adolescence avec ses Betteraves, et sa fameuse Guerilla Poubelle, que je suis d'ailleurs toujours...


En résumé, c'était du love, de la passion et du rêve, rien de mieux pour passer une bonne soirée, avec des petits groupes qui nous jouent une musique vraie, venue du cœur, passionnés par ce qu'ils font. A des années-lumières du carnaval pour ados Brokencyde + Millionaires qui se tenait plus loin dans la capitale ;) Merci à tous les groupes présents ce soir !

Guillaume.

jeudi 23 mai 2013

Chronique : Canvas - Pride & Joy




Un an plus tôt sortait le tout premier EP des Anglais du groupe Canvas, nommé Take Heart, un mélange séduisant entre le post-hardcore et l'ambiant, mêlant scream et chant clair à la manière d'un The Elijah. Il faut dire que le scream de Jack est très similaire à celui de Dan. 

Cette année le groupe revient avec deux nouveaux titres portant les noms de "Pride" et "Joy" mais aussi avec un tout nouveau son, beaucoup plus sombre que dans Take Heart. Ici on est dans un registre beaucoup plus hardcore mais avec tout de même une petite touche d'ambiant. Fini le chant clair aussi, ce qui n'est pas plus mal vu la tournure qu'a pris le groupe. Les deux titres s'écoutent d'une traite tant la transition entre ces deux-là ne se remarque même pas et tant les morceaux ont été crée de sorte qu'ils ne forment qu'un seul ensemble, l'ambiance sombre et lourde qu'ils apportent donne beaucoup plus de puissance au scream de Jack, les passages ambiants même s'ils sont pas très présents, se marient très bien avec les passages plus violents notamment dans le très bon "Joy", qui en plus contient en guest Charlie Holmes des groupes Heart in Hand et Try Me/Love Me

Conclusion :
Même si j'ai beaucoup apprécié leur EP, je trouvais que le groupe ne savait pas vraiment où se situer. Ce changement lui donne enfin une vraie identité, et une certaine maturité à leur son. Canvas nous envoie un hardcore teinté d'ambiant en pleine face avec maîtrise, il ne manque plus qu'à espérer qu'ils continuent dans cette voie !

Néhémie.

lundi 20 mai 2013

Dead Sailors : des infos sur le prochain EP


Nos emos vannetais de Dead Sailors ont dévoilé le titre de leur prochain EP dont je vous parlais il y a quelques jours. Il se nommera donc "Iluvia". Vous pourrez bientôt voir un clip illustrant le morceau "Breath", qui sera présent sur cet EP. Je ne manquerais pas de le partager sur le Dico ! :)