vendredi 27 février 2015

La rigolade est terminée : Envy va sortir un nouveau disque au printemps.


C'est peut-être déjà LA nouvelle de 2015. Ça faisait plus d'un an que je soupçonnais que ça allait se faire, mais le groupe est tellement peu loquace que ce n'était finalement qu'un espoir vain de mec dévoué au quintet. Mais là, ça y'est, c'est du concret : Envy nous prépare un nouvel album pour le 13 Mai 2015. Les samouraïs du screamo jeu viendront ainsi remettre les pendules à l'heure. Pas plus d'infos pour le moment, mais ça ne va pas tarder.

Alors, est-ce qu'ils vont toujours nous sortir un disque plus avant-gardiste que tu le crois, toi qui râle à chaque nouvelle sortie du groupe parce que c'est pas aussi épique et chaotique que All The Footprints [...] ? À en croire le morceau paru sur un obscure site internet japonais qui présente une sorte de web-série assez étrange, il y a des chances qu'un retour aux sources se profile. La question est de savoir si ce morceau est bien un inédit, ou simplement une chute de studio que les créateurs du site ont pu utiliser parce qu'ils sont potes avec les musiciens. Il n'en reste pas moins génial, ce son. Ouais.



Généralement, qui dit nouvel album, dit tournée. Et c'est également ce qu'ont prévu les nippons. Pour l'instant, seulement des dates au Japon et un entre-deux au Hellfest (donc oui, une date en France, pour ceux qui se rendent à la grand-messe METOOOL de l'année) sont prévus. Mais une vraie tournée européenne devrait suivre, en espérant qu'ils penseront à donner une date en France dans un lieu plus intime, et surtout sans qu'on soit obligé de dépenser 200 balles... Je vous donnerais ces dates dès qu'elles seront annoncées. Quoiqu'il en soit, j'ai extrêmement hâte de pouvoir écouter ce nouveau disque, en espérant qu'il sera tout aussi magique que les précédents.

Bisous.

jeudi 26 février 2015

Syrtis Major, ou ce genre de postmachin dont seul Paris a le secret.


Je n'aurais sûrement jamais entendu parler de ce projet sans que Vincent (chant, guitare) vienne me le présenter. Un dude que je connais depuis que j'ai vu l'un de ses groupes en live, j'ai nommé Hier. À savoir qu'il excelle aussi dans la photographie de trucs complètement random dont le sens est à potasser pendant un quart d'heure. Ce projet, c'est Syrtis Major. Ça vient de banlieue parisienne, et comme je l'indique dans le titre, c'est l'un de ces groupes parigots qui font du post-rock pas comme les autres, qui savent y caler de l'originalité, qui a cette dose d'intimisme à fleur de peau que j'aime tant, comme avec Bien À Toi. Le groupe a mis en ligne le mois dernier un premier disque éponyme. Et ce disque, c'est l'art de faire chavirer l'âme avec douceur.

Il faut prendre le temps de se laisser emporter par ce tumulte aussi tendre que troublant. Parce que sur 4 chansons, il y en a une, "statue", qui dure pas moins de 28 minutes. Ça m'a fait extrêmement peur au début, parce que c'est seulement avec du cascadian black metal ou avec Jesu que je tolère de telles durées, autrement tu as 90% de chances de te faire excessivement chier. Mais ici, la magie à opéré : c'est un voyage dans la nature, entre diverses couleurs, une invitation à une ballade dans une forêt ensoleillée par un soleil d'automne, celle d'une douce chaleur, comme celle qui te réconfortera (ou te bouleversera) tout le long de ce disque, qui pourtant se veut assez sombre lyricalement. Tu seras emporté par l'harmonie de ces voix pleines de mélancolies et de délicatesse, tant par celle de Sonia que celle de Vincent (qui n'arrêtera jamais de me percer le palpitant), soutenues par des petites notes de guitares introspectives inspirant la quiétude, et des riffs qui ne font que monter crescendo, pour atteindre doucement leur point culminant, devenant toujours plus musclés, mais jamais violents, ça reste toujours apaisant, obsédant.

Les trois autres compositions se veulent toutes aussi belles, dans ces contrastes entre une certaine tristesse, et la sérénité. L'une d'entre elles, "明日", est chantée en japonais. Il me semble que Vincent aime pas mal le folklore musical alternatif nippon, du coup ce choix ne m'étonne pas. Le morceau le plus court de l'album, qui est suivi par "aeon", nous lançant sur 13 minutes d'une nouvelle soundscape introspective sonnant comme une brise d'été qui virerait de temps à autres à la bourrasque.

Je parlais de l'aspect sombre des paroles tout à l'heure. ça se vérifie tout simplement lorsque l'on lit le texte de "aeon" : "Day, soothe and empty, cold and clear. Light feeds anger. Soon Void will come and swallow me. Dog ate dog when Nephilim was born. Full moon is reflecting Earth's wounds. Soon Void will come and save me, save me...". Il y a aussi quelques références à l'astronomie (et ce jusqu'au nom du groupe, je vous laisse chercher la raison), à la religion, qui donne ce côté mystérieux et encore plus personnel à l'ensemble. Mais cette obscurité, voire ce fatalisme, est contrastée par cette instrumentation "ciel de traîne", ce qui donne au final une alchimie qui fonctionne au poil. Oui, les mêmes qui s'hérissent sur ton crâne et tes bras. Te cache pas, je te vois !

Ce premier album, c'est un de ces disques ou aucun titre ne peut se dissocier, ou tout doit s'écouter d'un bloc, ou chaque pièce est le chapitre d'un conte. Ça tombera sûrement dans l'oubli de la galaxie infinie de la musique, mais je suis heureux d'avoir pu découvrir ceci et de faire partie de ce microcosme qui fera vivre l'opus, tant ce disque fait du bien. Ouais, ça détend. Certes, il demande de l'effort, mais pas par sa complexité car c'est quelque chose de très pur. Mais plutôt parce qu'il ne faut pas avoir peur de donner du temps à quelque chose d'autre qu'à la médiocrité dans laquelle tu survis chaque jour. Ceci est un câlin, ceci est le meilleur de tout tes cafés, même si en lisant les paroles, il semblerait que ce soit le réconfort par le désarroi. Mais c'est ça qu'on aime, pas vrai ? (hashtag homme fragile)

"Dust inside my lungs 
I am breathing sand, it hurts"

Bisous.

samedi 21 février 2015

Live report : Throw Me Off The Bridge + Miles Oliver + Rotters Damn (La Dame de Canton, Paris, le 18/02/2015)



Je suis un mec qui a du mal à s'exprimer devant les gens. J'aime pas ma façon d'être. À la fois trop expressif, trop nerveux et trop timide. Après le concert que je te raconte aujourd'hui, j'ai voulu aller voir Quentin, revoir Flo, et les autres, pour leur dire merci. Mais voilà, j'avais pas les mots, et j'avais cette timidité qui me rongeait. Puis en plus, il ne fallait pas que je rate ce bus de substitution interminable pour rentrer dans ma sale banlieue yvelinoise à 2h du mat. Dans ce quartier-là, que je compte quitter ce mois-ci. Alors pour les remercier, puis parce que je tenais à te raconter ce live, je laisse mes doigts parler pour ce cœur qui a la nausée à cause du conducteur fou de mon bus de nuit qui me reconduit bien trop vite chez moi, mais adouci par cet instant intimiste et intense que m'aura permis de vivre ce soir des artistes qui ont joué un peu plus que de la musique ce soir.

C'était un jour de Février, quelques jours après la St-Valentin, les feels tout frais. Ce matin-là, il y avait beaucoup de brouillard, de quoi te glacer le sang, faisant se fondre les tours des cités dans cette épaisse couche de gouttelettes. Les prémices de ce qui s'annonçait pour ce soir. La tristesse, les paysages pluvieux, les arbres d'automne, la mélancolie, l'égarement... Ouais c'est ça, des trucs niais et qui font même pas rire, mais de temps en temps, ça fait du bien de replonger en soi, de faire une catharsis, pour en ressortir vidé, et en quelque sorte tout neuf.

C'est la Dame de Canton qui accueillait ce soir les maîtres à bord d'une soirée, faisant chavirer l'âme autant que cette demoiselle à flots s'amusait à nous faire tanguer sur ses eaux crasses d'une Seine qui porte bien mal son nom. Le cadre était très agréable : une péniche sur les quais de Seine, une toute petite salle de concert qui ne faisait qu'un avec les couverts. C'est ici qu'allait se jouer le théâtre de sentiments à fleur de peau, qu'a ouvert Rotters Damn. Je ne connaissais pas du tout ce groupe avant cette date, alors j'ai décidé d'attendre le concert pour découvrir leur univers. Et bien m'en a pris : c'est un folk rock puissant qui nous était proposé par ces garçons, qui se voulait parfois progressif, montant toujours plus en intensité, emmené par le chant hanté et rauque de Timothée. Le groupe a choisi de finir son set au milieu du public, entièrement en acoustique, et avec un tambour. Histoire de prolonger l'expérience d'une prestation riche en émotions. Une bien donne découverte que je vous conseille d'aller écouter, et que je demande à revoir. Quelle voix, Timothée !

C'est Throw Me Off The Bridge qui a ensuite pris le relais, dans ce lieu insolite mais très chaleureux. Quentin Sauvé, l'homme à l'origine de ce projet, et l'hyperactif de la scène hardcore de Laval, semble avoir été dans son jour de chance : une place de parking n'attendait plus que son van tout près de la péniche, et il y avait plus que monde que d'habitude dans les concerts qu'organisent Old Town Bicyclette. Et il y avait aussi quelques nouvelles têtes ! C'est avec une claviériste, un second guitariste (qui assurait également le xylophone) et un batteur qu'il nous a joué les titres de son récent album Blindfolded Traveler. De ballades mélancoliques à des histoires contées sur un ton plus joyeux, tout ce que Quentin exprime sur disque s'est retrouvé décuplé en live, jusqu'à ce final qui s'est joué sur ton presque aussi pesant et tendu que sur un disque d'As We Draw... Déjà qu'en écoutant le LP, j'ai les frissons qui viennent assez facilement, alors je vous laisse imaginer ce qu'il en a été devant la scène. De la joie au désespoir, de la peur à la fragilité, des peines aux sourires, tout aura été ressenti, partagé. Un voyage dans les tréfonds de l'âme, qui aura marqué les esprits, tous extrêmement captifs du début à la fin.

Et enfin, c'était à Miles Oliver (ce fameux Flo dont il est question plus haut) d'investir la petite salle. Lui, il joue tout seul, tranquillement, sereinement. Il te joue ses textes sombres et poétiques assis sur son tabouret, et t'invite à un voyage tout en douceur, avec parfois quelques turbulences. Il aura invité les personnes qui sont restés pour assister à sa prestation de s'asseoir avec lui, pour partager au mieux ce qu'il avait à nous partager ce soir. Il nous a offert des morceaux de son prochain album, qui suivra la lancée de Breathe, mais avec une ambiance plus brumeuse encore... La même que celle qu'il y avait ce matin-là, dans ma banlieue yvelinoise. Ça faisait penser à Fog Lake, à ce mélange de folk et de dream pop... Je pense notamment à ces deux dernières chansons que j'ai trouvé vraiment belles, tant dans la narration de Flo, que dans les atmosphères variées et envoûtantes, Evidemment, il nous a joué son petit tube, "The Rat", et "Just Swallow The Pill" qui aura eu un sens tout particulier ce soir, car ses parents étaient là pour le voir jouer, alors que le morceau parle de mamans. C'est sûr que maintenant que fiston a arrêté de jouer du hardcore pour quelque chose de bien plus calme, il peut les inviter sans risquer de leur détruire les oreilles. Un moment simple, dépouillé, une belle manière de terminer cette soirée.

Voilà, c'est ce genre de petites soirées qui fait de temps en temps beaucoup de bien. Surtout quand les musiciens qui étaient là ce soir, sans le faire exprès, racontent sur quelques chansons des histoires que j'ai pu moi aussi vivre, que t'as pu toi aussi vivre. Si tu as la possibilité de les voir un jour en live, fais-le. Chacun de ces artistes se donnent avec passion sur scène, et savent réveiller tes sentiments les plus profonds.

Bisous.

dimanche 15 février 2015

N'aies pas peur d'aller écouter Un Automne De Plus, c'est mieux que ce que tu crois.



Je dis ça parce que quasi-personne ne se soucie de ce qu'il sort, ou a souvent eu de sales à-priori comme j'ai pu en avoir en écoutant leurs premiers sons, mais bon Dieu que c'est beau à voir en live. Romain (guitare/chant/des ordinateurs bizarres qu'il utilise avec le pied) et "Moon" (batterie) forment ensemble le duo Un Automne De Plus. Concrètement, c'est un screamo/post-rock plutôt old school rythmé par des samples de film, reportages, docus... Un peu comme si Microfilm s'accouplait avec le Envy d'il y a 15 ans. Après quelques essais qui étaient VRAIMENT des essais, mais qui montrait un potentiel certain dans tout ce fouillis d'idées qu'a posé Romain, qui est le compositeur principal du projet, lui et sa nouvelle batteuse ont décidé de passer à la vitesse supérieure avec le nouvel EP, qui concrétise 4 années de boulot, de remise en question, de recherches, de tripes mises à bout : Qu'adviendra-t'il de nos souvenirs ?. 

Les compositions sont en règle générale bien plus abouties et fignolées, la production est plus propre, c'est ainsi un vrai bel opus à se mettre sous la dent qui nous est proposé. Il démarre avec "Presque Mort", un titre qui surprend par le galon qu'à pris le duo. Romain est plus que jamais hanté par ses lyrics, les hurlant avec ce fatalisme et cette passion que t'entendais il y a 15/20 ans dans le screamo français première génération. L'EP se poursuit sur piste entièrement instrumentale, "Explosion", un peu répétitive, mais sur une tonalité complètement skramz, un compo simple mais aérienne qui suffit à foutre le mort. Et puis il y a "Que nous reste-t'il", le tout meilleur titre de l'opus, qui peut sans problème plaire à tout ces kids que je vois souvent sur les Internets en ce moment, qui font actuellement la transition entre le trve norvegian bläck metol et le screamo de classe moyenne parisienne, avec cette voix crue et acerbe qui résonne comme quand tu cries dans un hall d'immeuble, et cet esprit général assez "froid". Mais c'est surtout mélodique, mélancolique, notamment sur le final avec cette petite montée crescendo. J'ai du mal sur le beat électronique du titre final qui s'annonce comme une bonus track : "Le temps qui passe". C'est dommage, parce que sinon, cette petite mélodie qui se prolonge le long de ce second titre instrumental est toute jolie. Après, c'est peut-être parce que je suis râleur, faut se dire que ce morceau est le plus doux de l'EP, et je trouverais ça peut-être vachement cool d'ici quelques écoutes supplémentaires. L'arrivée récente de Moon à la batterie (big up à ce t-shirt avec écrit au marqueur "make music not war" qu'elle a posé sur ses fûts, en pleine période post-attentats de Paris, lors du dernier live de UADP début Janvier avec No Place Like Road, Remote et les fous furieux de chez Toboggan) a vraiment décuplé par 47568 la force des morceaux de UADP, d'autant plus qu'elle y va pas à moitié, la jeune fille. Ça sonne désormais vraiment organique, bien plus percutant.

Même si sur les précédents disques, il y a des parties qui me déplaisaient et c'était en quelque sorte du "prototype", l'ensemble de la discographie du duo (qui a sûrement été retravaillée entre temps pour ressortir sous son meilleur jour) se vit en concert, là ou Romain, ce dude qui a l'air de "monsieur tout le monde" mais qui dans sa tête semble bien plus atypique que ça, vient gueuler ses textes au milieu du public avec toute la passion et la rage du monde, même si il n'y a que 20 personnes dans la salle qui ne connaissaient pas le groupe avant d'en avoir vu le nom sur l'affiche du concert du soir. Tu sais, c'est un peu à la manière d'Andy Maddoxx (The Saddest Landscape). Vraiment, c'est beau à voir et à vivre, alors ne loupes pas ces deux petits gens quand ils passeront près de chez toi.

Bisous.



IMPORTANT : Bandcamp bride les écoutes d'albums. Si tu veux l'écouter sans limite, tu peux le télécharger à prix libre, ce sera bien mieux ainsi ! :)

vendredi 13 février 2015

Arrêtez tout, un nouveau morceau de Football, etc. est en ligne !


La voilà, la nouvelle que j'attendais depuis longtemps ! Football, etc. revient bientôt pour me faire pleurer, et toi avec. Le trio de chez Count Your Lucky Stars Records va sortir le 17 Mars un nouvel EP, nommé Disappear. En attendant ce nouveau témoignage sacré de la vérité prophétique, tu peux écouter un extrait de celui-ci, nommé "Sunday". C'est tout aussi délicat et confessionnel que les précédents disques, tu pourras difficilement faire plus emo que ça en 2015, et j'ai vraiment envie de les revoir à Paris, ces petit(e)s-là. Et je dis pas non une after aussi "what the fuck" que celle que j'ai vécu après leur passage l'an dernier avec les excellents Bitpart et Papermoons, durant laquelle le contenu d'une boîte à couture à retapissé tout le Passage Thiéré avec des mecs rigolos de quelques groupes de hardcore dont je tairais le nom.

Bisous.

jeudi 12 février 2015

Ca y'est, le nouvel album d'Adventures est arrivé, plus besoin d'attendre l'été pour avoir chaud !



Il fait froid, très froid. La Saint-Valentin arrive, t'es célibataire, et t'as probablement le mort. Mais les petit(e)s potes, on s'en fout, parce que ça y'est, le nouvel album d'Adventures, Supersonic Home, est en streaming et il va te faire le meilleur câlin du monde ! C'est sûrement l'un des disques qui sera parmi les plus fragiles de l'année (dans le sens "babtou fragile" du terme, pour ceux qui vivraient dans une grotte), un parfait opposé de la violence froide et écrasante du groupe principal de 3 des 4 membres de la formation indie/emo, j'ai nommé les méchants Code Orange. Un disque tout en mélodies chaleureuses et "heartfelt", avec des doubles voix féminines à tomber par terre de beauté et de sensibilité, et c'est ultra catchy. Le rythme est plutôt tranquille, on est pas dans le twinkle game, plus dans l'emo pantouflard. Mais ça se savoure sans modération. Tu aimes l'indie rock sucré des 90's ? Tu aimes Superchunk ou Into It. Over It. période Proper ? Prends toi une demi-heure tranquillou, pose-toi avec un café ou un thé, et écoute ce disque. Et si t'es pas content (et que tu le vannes parce qu'il est roux), Joe (basse) va venir te défoncer la gueule avec ses rangers. Oui, ce type me fait toujours autant peur.

Bisous.


mercredi 11 février 2015

Ephemera, un témoignage exceptionnel de la Swedish skramz mafia.


C'est l'un de mes blogs favoris, (We Built The World And) Miss The Stars, qui m'a fait découvrir cette gemme aujourd'hui, qui est d'un niveau d'epicness que tu ne seras jamais prêt à affronter. Ephemera porte très bien son nom, puisque il s'agit d'un projet voué à être éphémère, qui réunit le temps d'un EP, qui sortira bientôt chez Ödebygd Records, plusieurs musiciens de la scène screamo suédoise, une scène hors du commun. Cet EP éponyme propose 3 chansons, et chaque chanson est jouée par un line-up différent. Et à chaque fois, c'est d'une force folle.

Cette idée est née grâce au guitariste de Heart On My Sleeve, Gabriel Bergman Lavobary. qui a choisi avec ce groupe de réunir sur ces titres plusieurs musiciens avec qui il a eu le plaisir de jouer ces dernières années. De quoi montrer l'unité forte qui semble régner au sein de la scène hardcore suédoise... Auquel s'est joint le batteur de Coma Regalia, qui lui est américain, petite exception ! Certains diront qu'il manque un membre de Suis La Lune dans ces morceaux, mais ça aurait été trop facile, puis tout ce petit monde montre ici qu'ils ont aisément pu s'en passer.

De superbes mélodies, aussi bien lumineuses que lacrymales, des paroles fortes (dont certaines sont même chantées en français, merci Vivien de Rainmaker !), des vocaux passionnés : le screamo sous son plus beau jour. Ce disque montre définitivement que c'est vers la Suède qu'il faut désormais se tourner pour voir comment le screamo évoluera... Un EP à ne surtout pas louper, et à savourer. Vivement que ce disque soit pressé en vinyle, il me le faut !

Regarder ses pieds s'enfonçant dans la terre,
Laisser la bourbe monter jusqu'à son cou,
Traîner les bras, l'humérus écrasant le sol,
Un amas poussiéreux d’envies trempées. 
Les doigts s'écartent et l'esprit s'égare,
Oublier de respirer, arrêter de respirer ,
Il est temps d'ériger l'échine, car,
À trop peu jouer avec le feu, on finit par se noyer. 

Le sang n'est plus qu'un emblème, les stigmates de nos peines, des cicatrices et des cernes. 

Bisous.

Bonus super duper cool : le line-up de chaque morceau

Stormen / We´ll find comfort in the waves
Chant : Mattias Musikka (iisole/Feeble/Suffocate For Fuck Sake) / Arvid Ringborg (Vi Som Älskade Varandra Så Mycket) / Henrik Dahlqvist (Totem Skin)
Basse : Emil Lundblad (Sore Eyelids)
Batterie : Tomas Persson (Shirokuma)
Guitares : Karl Nilsson (Anemone/Via Fondo) / Gabriel Bergman Lahovary (Heart On My Sleeve)

Des cicatrices et des cernes :
Chant : Johan Dyrssén (Trembling Hands) / Vivien Westwood (Rainmaker)
Basse : Daniel Thorisson (ex Rainmaker)
Batterie : Shawn Decker (Coma Regalia)
Guitare : Gabriel Bergman Lahovary (Heart On My Sleeve)

Darkness Within :
Chant : Johan Dyrssén (Trembling Hands) / PC (Disembarked)
Basse : Daniel Thorisson (ex Rainmaker)
Batterie : Sebastian Engström (Totem Skin)
Guitare : Gabriel Bergman Lahovary (Heart On My Sleeve)

Toues les chansons ont été mixées et masterisées par Michael Nordström (Heart On My Sleeve)




English version :

This is one of my favorite blogs, (We Built The World And) Miss The Stars, who introduced me to this gem today, which is a level of epicness that you will never be ready to face. Ephemera is very well named, because it’s a project destined to be short-lived, which includes for the time of an EP (which will soon be released by Ödebygd Records) several musicians of the Swedish screamo scene, a scene out of the ordinary. This self-titled EP features three songs and each song is played by a different line-up. And each time, it shows a crazy force.

The idea was born in the mind of the guitarist Heart On My Sleeve, Gabriel Bergman Lavobary. who chose for these songs several musicians with whom he had the pleasure of playing in the last years. Something who shows a strong unity that seems to exist in the Swedish hardcore scene... In Ephemera, there's also the drummer of Coma Regalia, an american guy, the small exception! Some will say that it lacks a member of Suis La Lune, but it would have been too easy, then all these people here shows that they could easily do without.


Beautiful melodies, as bright as possible to the point that they will possibly make you cry, strong words (some even sung in French, thank you Vivien of Rainmaker!), passionate screams… Screamo in his best day. This record definitely shows that it is to Sweden that we now have to turn to see how the screamo will evolve... An EP not to miss. This one will soon be pressed on vinyl, I must have it!